Sokodé, 31 oct. (ATOP) – Un atelier d’échanges sur les actions pour une éducation inclusive et de qualité au Togo avec un focus sur la problématique des grossesses et mariages d’enfants s’est tenu du 28 au 30 octobre à Sokodé.
La rencontre est organisée par la Coalition nationale togolaise pour l’éducation pour tous (CNT/EPT), en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, à travers le Projet d’appui à une éducation de qualité et équitable au Togo (PAEQET-Togo). Elle a regroupé une cinquantaine de participants composés des membres de la coalition et d’autres acteurs clés du système éducatif du pays.
Cet atelier a permis de faire une analyse objective de la manière dont le Togo, à travers ses cadres législatifs, réglementaires, programmatiques et institutionnels, promeut une éducation inclusive et de qualité intégrant la dimension genre et la réduction des inégalités. L’analyse a porté sur les textes et les pratiques, et a abouti à la définition concertée de stratégies de prévention et de lutte contre les grossesses et mariages précoces en milieu scolaire.
Pendant les travaux, les participants ont examiné les réformes, lois, textes, programmes et initiatives du Togo en matière d’éducation de qualité et inclusive en identifiant les gaps. Les causes profondes des grossesses et mariages précoces en milieu scolaire ont été relevées. Les séminaristes ont défini des actions stratégiques et un mécanisme de suivi pour combler les gaps des genres, inclusion et endiguer le phénomène. Ils ont élaboré des recommandations pour renforcer le travail des différents acteurs et le plaidoyer de la CNT/EPT.
Le président du conseil d’administration de la CNT/EPT, Assogba Kodjovi a relevé que malgré les progrès réalisés dans le secteur éducatif, plusieurs défis persistent dont la recrudescence des grossesses et mariages précoces qui compromettent gravement la scolarisation des filles. Il s’est félicité de la réussite de ces assises qui contribueront à une éducation de qualité, équitable et inclusive au Togo.
Le directeur régional de l’éducation, Adamah Kankoué a souligné la nécessité pour tous les acteurs de redoubler d’efforts pour rendre l’éducation véritablement inclusive. Il a appelé à agir davantage pour prévenir les grossesses précoces, décourager les mariages d’enfants, et réintégrer les filles qui en sont victimes, afin qu’elles puissent reprendre leur parcours scolaire ou professionnel. M. Adamah reste convaincu que les recommandations formulées, les engagements partagés, mais surtout la mobilisation renouvelée aideront à l’atteinte de cet objectif.
Mme Telou Hodalou, membre de la cellule genre du sous-secteur enseignement technique et formation professionnelle, a salué la synergie d’actions avec la CNT/EPT qui permet de dialoguer, ensemble, pour faire l’état des lieux, tirer des leçons, recenser les insuffisances et les faiblesses qui peuvent être corrigées pour une éducation de qualité, inclusive et équitable.
Le coordonnateur national de la CNT/EPT, Essodéyouna Gnakou a annoncé l’organisation d’un atelier national pour présenter les résultats de ces assises aux autorités et des actions de plaidoyers pour la mise en œuvre des recommandations.
La CNT/EPT est une coalition d’organisations de la société civile actives en éducation dont le travail consiste, non seulement, à s’approprier les politiques, les programmes et toutes les dispositions règlementant le secteur de l’éducation, mais aussi, à faire la veille citoyenne.
Source : ATOP/JAE/MEK/DHK

